Neurosciences

La recherche mondiale sur l'autisme : solide, diverse, mais sous pression

Après le 25e congrès mondial de l'INSAR, Christine Wu Nordahl, professeure de psychiatrie à l'UC Davis MIND Institute et présidente scientifique de l'événement, dresse un bilan optimiste, tout en alertant sur les incertitudes de financement qui pèsent sur la recherche.

Plus de 2 400 chercheurs de 75 pays se sont réunis à Prague pour le 25e congrès annuel de l'INSAR (International Society for Autism Research). Dans un entretien publié le 7 mai 2026 sur le site de l'UC Davis Health, Christine Wu Nordahl décrit une recherche qu'elle juge "généralement très solide et diverse", couvrant un large spectre de disciplines : de la génétique aux neurosciences, en passant par la psychologie du développement, l'éducation et les expériences vécues des personnes autistes.

Mais elle pointe aussi des fragilités. Elle s'inquiète des incertitudes de financement, qui, selon elle, affectent de manière disproportionnée les chercheurs en début de carrière et les étudiants, à mesure que les programmes doctoraux se réduisent. Elle alerte également sur les influences politiques sur les priorités de recherche et sur la désinformation : lorsque les médias se concentrent sur des causes ou des interventions pour l'autisme reposant sur des preuves faibles ou erronées, cela détourne l'attention de recherches scientifiquement solides et sème la confusion, voire la peur ou la honte, au sein de la communauté autiste.

Elle souligne enfin sa volonté de mieux associer les personnes autistes à la définition des priorités scientifiques, estimant que les neurosciences sont encore en retard sur ce point.

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▸ L'entretien complet est à lire sur UC Davis Health.
▸ Pour en savoir plus sur le 25e congrès de l’INSAR : La recherche mondiale sur l’autisme réunie à Prague

Auteur

Nathalie Grivot